Ismet Ganti – Emotion Sequencer Project et Estampes

Octothorpe Orange - 122x122cm

Octothorpe Gold I - 122x122cm

Octothorpe Green - 122x122cm

Blues Sega noir et blanc - 29.7x20.7cm

Montagne Rempart-No entry - 48x62cm

Teat Porlwi - 60x43cm

Ian Pallach - 32x47cm

Birds - 40x52cm

Chateau le Reduit - 41x23cm

Plaza - 42x30cm

Montagne Rempart - Racine - 44x32cm

Sega - 70x48cm

Les 7 guerriers - 53x36cm

Gargouille I - 47x34cm

Gargouille II - 51x34cm

Cine 2 - 41x51.4 cm

Autoportrait -46x32cm

Cette présente exposition regroupe deux thèmes : Emotion Sequencer Project et Estampes.
Travaux réactualisés, il n’en demeure pas moins qu’ils ont été conçus il y a longtemps déjà, pour certains même très longtemps. A l’exception de la série OCTOTHORPE, mais j’y reviendrai.
Cette manifestation se situe donc dans le prolongement de l’exposition METTRE UN TERME commencée en 2015.

ESTAMPES
Les premières planches, linogravures et xylogravures remontent au début des années soixante-dix. Cinquante ans déjà, Il était temps de les montrer.
Les œuvres exposées sont déclinées dans les techniques suivantes :
xylogravure, linogravure, sérigraphie, galvanotype, offset et numérique.
Des œuvres au pochoirs ont été exposées en 1997.
Je précise ici que les œuvres qualifiées de numérique ont été conçues sur papier, ensuite numérisées et réalisées à partir d’une imprimante numérique. Ce qui les donnent un fort caractère de Brutal Design.
Depuis le début de son histoire, l’estampe trouve sa justification dans le tirage en série ce qui la rend accessible au plus grand nombre. Déjà quand il représente des travaux d’ordre populaire, mais encore plus quand il est question d’œuvre artistique, il permet une acquisition peu onéreuse, comparée à une œuvre unique, tout en demeurant une œuvre originale à part entière.

L’estampe fait appel à des techniques différentes du dessin et de la peinture, ce qui lui confère un rendu de texture totalement différencié. Une autre manière d’accrocher le regard. Une expérience sensorielle autre.
Cela se confirme encore plus aujourd’hui. Quand on voit un travail graphique ou photographique, ne fut – ce que la plus banale image, tirée en offset, l ’impression rajoute du contenu plastique au travail fini.

L’ESTAMPE C’EST QUOI ?
Le mot désigne le résultat de l’impression d’une image destinée à être tirée en série, que l’on appelle aussi multiples.
En ancien français estampe, estanpe, ou stampe, vient de l’italien stampa dont l’étymologie d’origine germanique vient de stampjan ou du françique stampôn (écraser, frapper) qui a donné naissance à stampfen (frapper du pied)
Les différents procédés utilisés sont :
-La taille d’épargne
-La taille douce
-La xylogravure
-La linogravure
-L’aquatinte
-La chalcographie : (au burin, à la pointe sèche, la manière noire, ou le pointillé.)
-La lithogravure
-La sérigraphie
-Le pochoir
-Le monotype
-L’aquatype
-L’estampe numérique
-La photogravure – le galvanotype, l’héliogravure, ou l’offset.

Cette liste n’est ni chronologique ni hiérarchique.
Dans tous ces procédés, la plaque gravée est enduite d’encre, le papier posé par-dessus et pressé, manuellement à l’aide d’un instrument, ou d’une presse.
Exception est faite pour :
le pochoir, qui consiste à découper l’image, à imprimer dans une matière appropriée, papier carton ou autre,qui est posé sur le papier et tamponné pour obtenir une impression.
La sérigraphie, ou l’image est gravée sur de la soie tendue sur un châssis, étant ensuite poser sur le papier et imprimé à l’aide d’une raclette.
Le sceau qui est aussi un procédé d’impression, est enduit d’encre et apposer sur le papier.

SURVOL DE L’HISTOIRE
Le pochoir est la première technique d’impression connue à ce jour, et date de 35 000 ans, trouvé en Asie et en Europe.

LA CHINE
La gravure sur bois (diaoban Yinshua) connue aujourd’hui comme la xylogravure est la première méthode pour imprimer sur du tissu ou du papier.
Le plus vieil exemplaire date de 220 en Chine. Les origines de cet Art (ou artisanat) dans ce pays sont assez méconnue, faute de conservation.
Un nombre restreint d’œuvres a pu échapper à l’oubli. La plus connue à ce jour est une gravure bouddhique datée de 868.
Rappelons ici que l’imprimerie est une invention chinoise très ancienne qui était liée au livre, certains ouvrages xylographiques datant de l’époque Tang (618 – 907). La qualité laisse supposer que cette technique avait déjà une histoire.

L’INDE
Le culte du livre, lié au Bouddhisme, donna lieu à la gravure sur tablette d’argile, au moins vers le 7eme siècle, pour ce qui est d’exemplaires ayant survécu.

LE MONDE ISLAMIQUE
L’âge d’or de l’Islam témoigne de textes imprimes, incluant des passages du Quran et des Hadiths, à partir de la fabrique de papier venant de chine.
La xylogravure fut développée au 9eme et 10eme siècle, mais aussi de planche faite de fer, de plomb ou d’argile.
L’Europe adopta la xylogravure du monde Islamique, au départ pour impression sur tissus.
La méthode du métal resta inconnue en Europe. La xylogravure fut abondante pendant la renaissance
Timouride. Les Timourides étant les descendants de Tamerlan au XVe siècle, dans un empire qui s’étendait de la Perse orientale à l’Irak et à la Syrie, entre 1370 et 1506.

LE JAPON
La toute première estampe connue imprimée au Japon fut le Sutra Du Lotus, réalisée par Koei et datée de 1225 pour le temple Kôfuku – Ji à Nara, l’ancienne capitale.
S’ensuivra une longue et riche Histoire communément appelée Ukiyo-e. Il existe des œuvres Ukiyo-e qui ne sont pas des estampes. A l’oppose, il existe des estampes sur bois qui ne sont pas de l’Ukiyo-e.

C’est à l’ère Edo (1603 -1868) que l’estampe Japonaise xylographique connaît son plein essor.
L’Ukiyo-e désigne de manière générale une œuvre originale, peinte ou gravée, populaire, et narrative et non religieuse.

L’EUROPE
A partir de1400, les Artistes Européens expérimentent différentes techniques de l’estampe, permettant la diffusion de leurs œuvres.
Les régions germaniques en furent le foyer au départ, avant que cette invention ne soit transposée dans l’impression des textes de Gutenberg dans les années 1450.
L’estampe européenne du début est déclinée selon trois techniques : la xylogravure, la gravure sur métal en relief, et la gravure au burin.

EMOTION SEQUENCER PROJECT (ESP)
Une machine empirique constituée de trois tours :
1 –Éléments électroniques montés sur un châssis en métal.
2 – Éléments électroniques montés sur un châssis en bois.
3 – Éléments architecturaux faits de cartons posés sur un châssis a étages en carton.

LA MACHINE
Les trois tours sont connectées entre elles par des câbles électriques et des lamelles de papier.
Le but de l’installation est de capter l’énergie cinétique, les ondes électromagnétiques émises par le sujet soumis à la machine. Qui a son tour régulera ses données.
Le sujet étant assis entre les tours, il fait donc partie de la performance.
L’ESP agit ainsi sur le récipiendaire pour harmoniser ses émotions et les lui restituer. Sa propre énergie est alors positive et canalisée.
Ainsi le sujet acquiert la capacité de réfléchir et de penser aux vrais enjeux de notre rapport à l’autre, aux choses, a la vie, au monde qui nous entoure, et finalement a lui-même.
Observer et étudier pour s’améliorer. Un monde meilleur commence par un être meilleur. Se pencher sur les phrases toutes faites, les clichés, les bondieuseries et autres philosophies de bazar, dont le but est de toujours se donner bonne conscience. Se remettre en question.
Se débarrasser de ce manteau de bonté et de générosité apparente qui cache la jalousie, le mensonge, la haine, les pulsions dominatrices, ce besoin maladif d’avoir toujours raison, de justifier l’injustifiable, etc.

DES PEINTURES
Comme il a été question d’ondes électromagnétiques et d’énergie cinétique, j’ai donc adjoint à l’installation / performance ESP un volet pictural.
Cette partie de l’exposition a été conçue récemment.
Pendant le confinement j’ai réalisé dix petites pièces de format A4, obtenues à partir de chutes et d’accidents en lien avec d’autres travaux de plus grands formats.
Ces petites pièces ont été rendues plastiquement cohérentes, pour être ensuite montées sur des supports plus larges, qui a leurs tours vont intégrer une toile encore plus grande. Cette partie picturale est constituée de dix pièces sur toile, dont le thème est L’ŒIL. Intitulée OCTOTHORPE.

L’ŒIL
Pour voir, il faut que la lumière voyage entre la rétine et la chose à regarder. La lumière est une onde mais aussi des particules. Cette idée de voyage dans l’espace et le temps renferme d’autres possibilités, liées à l’intention, l’attention et la volonté.
Les ondes ont des fréquences, et les particules porteuses de lumière et de l’énergie associée, sont des photons, le photon étant le quantum d’énergie associe aux ondes électromagnétiques, allant des ondes radio aux ondes gamma en passant par la lumière visible.
Contrairement à ce qui est trop souvent répété, l’œil n’est pas la fenêtre de l’âme, puisque l’âme n’existe pas.
Regarder et voir est donc une mécanique complexe de transfert d’énergie, c’est cela qu’on appréhende dans un regard. Les fréquences émises sont donc intimement liées à l’émotion du moment.
Les éléments autres que l’œil dans cette présente proposition artistique font allusion de manière poétique aux mathématiques, aux schémas scientifiques, au cosmos, pour suggérer que le regard, la matière lumineuse projetée en relation avec ce qui est senti, ressenti, ou dit se rapporte à des ondes et des fréquences spécifiques.
Pour indiquer de manière générale ce à quoi je fais référence je donnerais quelques exemples connus et compris de tous. Sans élaborer, parce que pas utile ici.
L’hypnose utilise la voix aussi bien que le regard. Lors de la consécration des Murthis, il est dit qu’outre le rituel spécifique, c’est par le regard que s’active l’énergie du Murthi.
Que les murs des maisons anciennes qui ont vécu gardent les images de la vie qui y a eu cours.
Prudence, car en faisant ce genre de référence on peut aussi facilement se laisser aller à des suppositions, des superstitions et autres formes de charlatanisme.
De très longues recherches ont démontré que le simple fait d’observer un phénomène de physique quantique en changeait l’aspect, le rendant ainsi impossible à mesurer.
Ces recherches et théories pourtant bien avancées vont plus loin en remettant en cause ‘l’objectivité ‘ scientifique, qui serait soumise à la subjectivité de la conscience humaine. La conscience est un concept qui reste toutefois à définir à son tour.
Cette conscience comporte aussi un aspect électromagnétique du cerveau.
Mais ceci n’est pas notre propos.

Ismet Ganti
Cascadelle, Beau Bassin
30 novembre 2020.

Mes remerciements à ceux qui ont œuvrés dans les coulisses : Charlie, Jirhan, Piary, Neermala, Dominique, Mico, Sylvio et Cynthia.

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