Firoz Ghanty est né le 14 août 1952 à Route Royale, Rose-Hill, Maurice.

Il fait ses études primaires à l’Ecole Notre Dame des Victoires (RCA), Rose-Hill et secondaire au Lycée Léoville l’Homme et New Eton College, Rose-Hill.

1970
1970, il participe à sa première exposition au sein du Groupe I.
Il déménage avec sa famille vers le Quartier de Cascadelle, à Beau-Bassin en 1973.
Août 1974 il adhère au Mouvement Militant Mauricien (MMM)
La même année sa première expo solo à l’étranger, se tient au Syndicat d’Initiatives, St Denis, Réunion.

1975
Il est arrêté en Mai 1975 durant les évènements estudiantins. Accusé de participation à une émeute, il est acquitté. Il participe à la fondation de l’Association Nationale des Etudiants Mauriciens. Il quitte le MMM en octobre 1975. Il participe aux activités de la Ligue Féministe.
Octobre 1976, il monte le Groupe Artistique Mauricien (GAM), association regroupant tous les domaines d’expressions et tous les artistes qui en font la demande. Il coopère activement avec la Branche MMM de Beau-Bassin pour les élections législatives.

1977
Son premier texte politique paraît en 1977 dans Le Militant. Mais il s’éloigne du théâtre politique.
En 1978 il ouvre le restaurant La Boîte à Manger et quelques mois plus tard une boîte de nuit, DISCO Z. Il cesse cette activité au bout d’un an à cause du harcèlement policier.
Avec quelques camarades, il lance en 1979 une coopérative de service dans les banlieues de Rose-Hill, le Rose-Hill Self-Help Project.

1980
En 1980 il fonde l’organisation politique Konsyans Etidiyan/Somer (KES), sur sa thèse du lumpenprole- riat comme l’autre force motrice de la Révolution. Il écrit sur la Culture, développe ses thèses politiques et mène une critique de gauche acerbe contre les dérives idéologiques du MMM dans plusieurs titres de la presse nationale et contribue systématiquement à l’hebdomadaire Horizons Nouveaux. A la fin de l’année, au nom du KES il appelle les syndicats et les partis d’opposition à constituer un Front Anti-Chômage et anti-capitaliste. Le MMM, la General Workers Federation et quelques autres ne répondent pas à l’invitation.
Début 1981, le MMM reprend l’idée d’un front, invite les mêmes partis et organisations et le Fron Nasyonal Anti Somaz (FNAS) est créé. A la suite de conflits internes, le MMM s’en va. Firoz Ghanty devient un des principaux dirigeants du FNAS. Il est condamné en octobre à la prison, sous le Public Order Act, pour manifestation illégale organisé par le FNAS. Il reprend l’action politique dès sa sortie.

1982
En avril 1982 il saborde le KES qui n’a plus un sous pour fonctionner.
1983, c’est l’éclatement du gouvernement MMM/PSM sorti des urnes l’année précédente. Il lance avec Ismet Ganti La Déclaration Commune de Juillet, appelle au rassemblement les artistes et les intellectuels en soutien tactique au MMM. Ils organisent des manifestations culturelles populaires, des happenings et des concerts dans différentes régions du pays qui attirent des milliers de personnes.

1984
En avril 1984 il est menacé d’une accusation de sédition et d’atteinte à la sécurité de l’état pour un article paru dans Horizons Nouveaux. Le Directeur et Rédacteur-en-Chef du journal décide de fermer boutique. Firoz Ghanty quitte le pays le 30 avril pour un exil volontaire et s’installe à Paris.
Il revient au pays en janvier 1996. Il mène avec Ismet Ganti une guerre de longue haleine jusqu’à l’année 2000 contre le Ministre des Arts et de la Culture. Il expose régulièrement à Maurice et à l‘étranger et écrit dans la presse.
Il fonde le Groupe National de Vigilance (GNV) et son Observatoire du Racisme en 1997, organisation qui milite pour la défense du Patrimoine Historique, Naturel et Culturel et contre les discriminations. Avec le GNV il empêchera la construction d’un parking souterrain au Jardin de la Compagnie et la privatisation du Jardin Botanique des Pamplemousses.

1999
En 1999 il est candidat à la députation lors de l’élection partielle de Beau-Bassin/Petite Rivière au nom d’un Collège de Soutien Citoyen. Il n’est pas élu.

2000
Depuis 2000 il contribue régulièrement dans la page Forum du quotidien Le Mauricien, avec des articles politiques, culturels, philosophiques et des poèmes.
En mai de cette année l’Etat et le Gouvernement mauricien, lors de la Première National Ceremony Award où il est un des trois Nominés, reconnaît officiellement sa contribution dans la construction de l’Identité et la Culture Nationales. Il accepte under protest.